Marché immobilier : quels changements pour 2019 ?

Au terme d’une année, nous avons tendance à établir des bilans et à nous intéresser aux nouvelles perspectives pour l’année à venir. Le marché immobilier n’échappe pas à cette coutume ! Les experts de Cap-Sud se sont penchés sur les diverses tendances immobilières qui ont marqué 2018 et sur ce qu’on peut attendre de 2019.

Bilan 2018

L’année écoulée a été principalement marquée par une augmentation des prix de vente de l’immobilier pour atteindre un niveau record. Si cette augmentation est particulièrement marquée en Flandre, la Wallonie et Bruxelles n’y échappent pas non plus. D’ailleurs, le prix des terrains a également été revu à la hausse.

Par conséquent, on remarque un volume de ventes de ces biens en baisse mais qui devrait se stabiliser prochainement.

En revanche, le nombre de demandes de crédits dans le but d’acquérir un bien est en augmentation.

Perspectives pour 2019

Au cours de l’année à venir, on devrait assister à une augmentation stable des prix dans le secteur immobilier. Cette hausse concerne non seulement le prix de vente des biens, mais également des terrains et les loyers locatifs.

Dans un premier temps, les taux d’intérêt sur les crédits hypothécaires devraient rester stables et augmenter progressivement pour atteindre les 3%.

En raison de la hausse des prix et des taux d’intérêt, on peut supposer que l’accès au statut de propriétaire risque de se complexifier à l’avenir.

Toutefois, on peut toujours espérer une correction des prix pratiqués dans l’immobilier si les taux venaient à augmenter trop rapidement.

Tendances actuelles

Aujourd’hui, on remarque que les habitudes de consommation changent et le secteur immobilier n’échappe pas à cette évolution. En effet, on constate que les jeunes ont moins envie de devenir propriétaires qu’auparavant. Ces derniers recherchent surtout une flexibilité tant en matière d’emploi que de logement. Bien souvent, ils se tournent alors vers la location.

En outre, hausse des prix oblige, de nombreuses personnes se tournent désormais vers la colocation. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, cela ne concerne pas que les jeunes mais bien toutes les tranches d’âge.

Enfin, les nouvelles constructions poussent comme des champignons et cette tendance ne devrait pas disparaitre dans l’immédiat, bien au contraire. D’ailleurs, les personnes souhaitant acquérir un bien se tournent de plus en plus souvent vers les bâtiments neufs.

Nouvelle année = nouvelles lois

L’arrivée de 2019 marque également l’avènement de nouvelles lois dans le secteur immobilier.

Nouvelle loi sur les appartements (nouveaux et anciens)

Cette nouvelle loi, comme son nom l’indique, vient actualiser la gestion en copropriété des immeubles divisés en appartements. Parmi ses prérogatives, on retrouve notamment une baisse de la majorité requise en assemblée générale des copropriétaires pour réaliser des travaux dans un immeuble.

A partir du 1er janvier, il sera obligatoire de constituer un fonds de réserve alimenté par les propriétaires en cas de nécessité de réaliser des travaux dans les parties communes du bâtiment. Désormais, le syndic de l’immeuble devra se montrer plus transparent quant aux coûts des services proposés et des compensations demandées. Par ailleurs, l’administrateur aura la possibilité d’intenter une action en justice ou à faire appel à une agence de recouvrement pour récupérer les contributions impayées des propriétaires sans devoir passer par l’assemblée générale. Enfin, l’utilisation exclusive des parties communes à l’un des propriétaires peut être enlevée. Celui-ci sera alors en droit de demander une compensation suite à la disparition de son usage exclusif.

Nouveau décret sur le bail d’habitation

Après la Wallonie et Bruxelles, c’est au tour de la Flandre d’adopter un nouveau décret concernant les baux locatifs. Dans ce cadre, un propriétaire pourra désormais demander une garantie locative équivalente à 3 mois de loyers plutôt que 2. De plus, le locataire d’un bail de courte durée peut dorénavant résilier le contrat à tout moment pourvu qu’il respecte un délai de préavis de 3 mois. Il pourrait toutefois devoir payer une compensation à son propriétaire. Ensuite, un bail lié à un bien ne répondant pas aux exigences élémentaires de sécurité, d’hygiène et d’habitabilité serait considéré comme nul. Enfin, en cas de séparation d’un couple de locataires, ils devraient informer le bailleur au sujet de celui qui poursuit le bail.

Outre ces nouvelles réglementations, 2019 marquera l’arrivée de nouvelles règles concernant la location de chambres d’étudiants situées en Région Flamande.

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